Un nouveau directeur au sein d’Envie Maine

28 juillet 2015

Vous êtes ici

L’association Envie Maine, ce sont 2 entreprises d’insertion avec leurs établissements secondaires respectifs : Envie Maine 72 et Envie Maine 53, qui collecte, répare et vend de l’électroménager et sa filiale commerciale Envie 2E Maine 72 et Envie 2E Maine 53 pour la collecte, le démantèlement et le transfert des DEEE vers des centres de traitement. Avril 2013, alors que l’entreprise est en procédure de sauvegarde, c’est l’arrivée d’un nouveau dirigeant. Entretien avec le directeur, Léopold Dollon.

Quel est votre parcours professionnel et comment êtes-vous arrivé dans cette entreprise ?
J’ai 43 ans, marié, deux enfants et je suis ancien cadre dirigeant dans un groupe de transport et logistique. Je souhaitais donner plus de sens à mes valeurs et à mes compétences, et je désirais piloter une PME. Originaire de Nantes, je souhaitais revenir dans la région. J’avais entendu parler de l’entreprise Envie, à Reims. Quand je suis tombée sur l’annonce d’Envie Maine, j’ai pris connaissance de l’entreprise et le projet me correspondait. Il a fallu faire des concessions, mais aujourd’hui je ne regrette rien.

Quel était votre motivation pour le projet de cette entreprise ? 
Ce qui m’a plu, c’est l’idéalisme et le pragmatisme du projet. D’un côté, il y a le volet insertion, qui correspondait à mes idéaux -donner plus de sens à mes valeurs-, et d’un autre côté, le volet économique, le fait que ce soit une PME me convenait. C’est une véritable entreprise tremplin, qui donne une seconde chance à des individus.

Quelles étaient les difficultés ? 
L’association a été placée en procédure de sauvegarde en février 2013 et je suis arrivée deux mois après. J’ai eu quelques difficultés à trouver mes marques dans l’organisation de travail. Contenu de la situation et de la particularité de l’entreprise, j’avais des doutes sur le fait de fédérer l’ensemble du personnel mais je fus agréablement surpris. Nous sommes sortis de la procédure de sauvegarde en février 2014.

Quels sont vos projets pour Envie ? 
Pendant un an, mon objectif a été de redresser l’association et de consolider les acquits. Il a fallu faire des choix, et l’accompagnement socioprofessionnel a été relégué en second plan alors que c’est notre vocation première. Je m’étais personnellement engagé auprès des institutionnels, qu’une fois l’association sortie de cette impasse, nous mettrions tout en œuvre pour rebâtir l’accompagnement socioprofessionnel. Dès juillet 2014 une chargée d’accompagnement, Eloïse Goubin, a été recrutée afin d’accompagner nos salariés et surtout de travailler sur le volet formation. Pour Envie 72, nous envisageons de lancer un nouveau service au cours du 1er semestre 2015, qui est le dépannage et la réparation d’appareils des particuliers. Pour Envie 2E, l’objectif est de continuer à travailler sur la diversification de prestations de démantèlement et l’optimisation de nos moyens d’exploitation.