Qualité de vie au travail dans les EI et ACI : le bonheur assuré ?

16 juin 2017

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La fédération des entreprises d’insertion et Chantier école Pays de la Loire ont organisé le jeudi 15 juin 2016 à la Cité des Associations, à Angers, une matinale sur la Qualité de vie au travail dans les Ateliers Chantiers d’Insertion et les Entreprises d’Insertion. Ce fut l’occasion pour les deux réseaux de présenter le baromètre qualité de vie au travail des ACI/EI/ETTI Pays de la Loire.  Pour réaliser ce baromètre, une enquête a été réalisée en 2016 auprès des salariés en insertion et des salariés permanents des 90 ACi, Ei et ETTi adhérentes aux deux réseaux. Les statistiques portent sur 521 réponses.

Différents professionnels de l’insertion et experts en qualité de vie au travail sont revenus sur nos chiffres pour apporter leurs témoignages et expériences.

Face aux chiffres : 45% des salariés en insertion et 33% des salariés permanents trouvent leur travail difficile physiquement, Nathalie Gauvrit, chargée de mission à l’ARACT a rappelé la différence entre mesures de prévention et mesures de compensation. « La pénibilité doit s’organiser. Les tâches difficiles doivent être accompagner pour limiter la pénibilité au travail ».

Benoît Akkaoui, Directeur du Chantier d’Insertion La Ressourcerie des Biscottes et Patrick salarié en insertion, ont apporté leur témoignage sur la mise en place d’ateliers sportifs au sein du chantier : tir à l’arc et pétanque. Ces ateliers ont été mis en place pour travailler sur la prévention des Troubles Musculo-Squelettiques (TMS).

Oanez Desmazon, Chargée d’insertion et Sarah GICQUEL, responsable de secteur chez Adc Propreté, ont réagi devant la donnée : 50% salariés permanents ressentent une pression ou du stress au travail. Elles ont exprimé leur besoin au quotidien d’échanger et de se soutenir ensemble face aux situations de salariés. Le métier de chargé d’insertion est fragile et il faut en être vigilant. Des temps d’échange sont indispensables.

Deux salariés en insertion ont témoigné en rappelant que les chargés d’insertion étaient nécessaires pendant leur parcours et qu’ils pouvaient se confier.

Nathalie Gauvrit, chargée de mission de l’ARACT a complété ces interventions en soulignant que la qualité de vie au travail était surtout une discussion entre professionnels et que la discussion devait être au cœur du travail. Le dialogue social est primordial. Il est important de partager et d’analyser les points positifs, « on partage, on enrichit, on communique et on évalue ce qui fonctionne bien ».

Pour Manuèle Guinard, directrice de l’entreprise Aspir’service, les supports qualité, type ISO ou AFAQ EI/ETTI étaient un bon moyen de s’évaluer positivement.

La matinale s’est conclue par Sébastien Bolle, référent RSE CFE-CGC, ambassadeur de la plateforme RSE de la Métropole Nantaise. Il a soutenu que « la qualité de vie est une vraie volonté, rien n’est impossible. Il ne faut pas se mettre de freins, on doit y aller avec plaisir. Le social est l’ADN de la qualité de vie au travail. Les démarches qualité et les démarches RSE sont un bon outil pour améliorer les conditions de travail ».

Pièces jointes
Baromètre QVT